Témoignages

Participants 2012
Participants au stage de Pleine Conscience 2012

Les différents entraînements et changements de paradigmes qui constituent les programmes de pleine conscience ont très souvent une influence décisive sur la vie des participants. Beaucoup disent qu’il y a une vie avant un cycle ou un stage, et une vie après. Bien évidemment, tous les instructeurs ont pu remarquer que le changement est proportionnel à l’investissement dans le programme et à l’entraînement quotidien.

J’ai pensé intéressant d’inclure les témoignages de quelques participants, recueillis sur ma demande par courriel 3 mois après la fin d’un stage. J’ai gardé les textes dans leur spontanéité, certains reflétant aussi les difficultés habituelles bien connues des sophrologues.

 

Joëlle

Je tenais à te remercier pour la richesse de ce programme de mindfulness que tu nous as proposé. En m’inscrivant, j’avoue que je n’avais pas imaginé à quel point ces ateliers allaient me nourrir spirituellement et humainement.

Le groupe que nous avons constitué avait une réelle force et j’y ai ressenti beaucoup d’amour, d’enthousiasme aussi, ce qui n’est pas toujours le cas dans ces ateliers éphémères. Je n’y ai retiré que des bénéfices, peut-être une seule frustration tout de même, celle de n’avoir pas pu assister à la séance de dégustation du raisin en pleine conscience.

Désormais, la méditation est rentrée dans mon quotidien, ma fameuse marche au retour de l’école qui dure une dizaine de minutes et c’est un vrai bonheur d’écouter les oiseaux, d’observer la splendeur du printemps dans toutes ses manifestations et tant pis si j’ai l’air d’une extra-terrestre qui marche lentement parmi d’autres parents tous pressés de regagner leur voiture et de foncer vers leurs obligations quotidiennes !

 

Françoise

En ce qui me concerne, le stage a été source de changements : je vis désormais différemment certaines situations du quotidien (ex: attendre mon mari à Leroy Merlin où je déteste aller) ;

Je pratique quelques séances des cd, ainsi que la marche méditative dans mon jardin de temps à autre ; je gère mieux mon emploi du temps et me crois beaucoup moins obligée de faire des choses (animations, petits-enfants). Quand je les fais, c’est avec plus de plaisir et de conscience.

Il me reste beaucoup à faire mais c’est cela qui est passionnant. Le stage m’a permis de « monter quelques marches » vers plus de sérénité.

 

Evelyne

Je suis ravie de ces questions qui me permettent de faire le point … la course de la vie est parfois une bataille que je tente de pacifier.
Le stage m’a permis de façon générale de revenir mieux centrée sur moi-même, et ça c’est une sensation délicieuse. Mon cerveau semble avoir pris la gymnastique de la méditation et je peux maintenant  l’intégrer à divers moments de la journée.

 

Emmanuelle

Mon bilan post-stage : beaucoup plus d’activités quotidiennes faites en pleine conscience, quelques petits changements dans ma vie grâce aux bonnes résolutions du dernier jour, voilà pour le positif.

En revanche, je prends rarement le temps de faire de la méditation formelle – heureusement qu’il y a le CD, sinon je le ferai encore moins. J’utilise parfois la méditation de 3 mn pour me calmer, et plusieurs personnes de mon entourage m’en ont demandé la technique.

Je ne renonce pas à l’idée de méditer plus régulièrement et en couple. La pratique de groupe me manque. Elle nous aiderait à maintenir une certaine régularité.

 

Maune

La première chose qui m’aide et à mon grand étonnement, c’est la marche consciente. Ça me surprend parce que je n’aime pas marcher, parce que l’on est en ville sous le regard des autres, que c’est douloureux et ne m’a jamais paru agréable. Or, sans que j’y pense avant, s’impose à moi une sorte de retour vers l’intérieur, non pas une fermeture aux autres mais plutôt un « t’occupes pas de ce qui n’a aucune importance, va de l’avant tranquillement », comme un cheminement symbolique qui replace automatiquement le sentiment désagréable du temps utilisé à parcourir ce chemin. C’est très curieux !

Par contre il m’est arrivé dans mes méditations (qui n’ont pas la qualité de celles de nos réunions mais tant pis, je m’obstine même si mes séances ne sont pas aussi fréquentes) de sentir comme un grand sentiment d’unité entre le monde des plantes, des animaux, les étoiles, les autres etc. et moi. […] Il se trouve alors que la naissance et la mort n’ont plus la même importance vues à cette échelle. Je m’attache à rester émerveillée par la naissance mais la fascination étrange pour la mort me touche moins et a tendance à sembler moins une hypothèse plausible ou une solution, je ne sais pas encore bien dire, mais cette banalisation la démystifie en quelque sorte.